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Rencontres sauvages: le triton

Les tritons de Belgique, des espèces précieuses à protéger La Belgique abrite quatre espèces de tritons : crêté, alpestre, palmé et ponctué. Ces amphibiens semi-aquatiques jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes, notamment en régulant les populations d’insectes aquatiques et terrestres. Le triton crêté (Triturus cristatus) est le plus rare et le plus menacé. Impressionnant par sa taille (jusqu’à 16 cm) et la spectaculaire crête dorsale que le mâle arbore en période de reproduction, ce triton est très sensible à la dégradation de son habitat. Il nécessite des mares profondes, riches en végétation aquatique et peu perturbées. L’urbanisation, l’intensification agricole et la pollution ont fragmenté et réduit drastiquement ses zones de reproduction. À l’opposé, le triton alpestre (Ichthyosaura alpestris) est le plus commun du pays. Plus petit, au dos gris bleuté et au ventre orange vif, il s’adapte plus facilement à différents types de plans d’eau. Sa relative tolérance aux changements de milieu explique sa présence plus fréquente.  La présence des tritons est un indicateur de la bonne santé des milieux humides. Leur préservation passe par la conservation des zones humides, la création de mares écologiques, et la limitation des polluants. En Belgique, il est strictement interdit de capturer, déplacer ou déranger ces espèces. Leur protection est l’affaire de tous, car préserver les tritons, c’est aussi préserver la biodiversité locale. Vous pourrez les observer dans les différents plans d’eau de mars jusqu’au mois de juin (période de reproduction). Ils quitteront ensuite ces endroits pour opter pour un mode de vie terrestre. Ils rejoindront forêts, bocages et prairies où ils passeront une vie paisible. On les retrouvera souvent sous des pierres et des bois humides, ou encore dans des cavités durant la période d’hibernation. Article rédigé par Merry Frère, animatrice et chargée d’inventaire

Inondations: s’informer pour m

La Wallonie et les Contrats de Rivière lancent une campagne d’information pour mieux se préparer aux inondations.  Risque d’inondations: s’informer pour mieux réagir. Ces dernières semaines, certes, la Belgique a connu une période plus sèche et certaines régions ont même fait face à des feux de forêt. La Wallonie et les Contrats de Rivière lancent une campagne d’information pour mieux se préparer aux inondations.  Néanmoins, le changement climatique nous confronte à des extrêmes de plus en plus fréquents avec parfois des phénomènes très rapprochés: sécheresses, pluies intenses, crues soudaines… C’est donc toujours le bon moment pour s’informer et se préparer. Chacun a un rôle à jouer pour anticiper les effets des inondations et mieux se préparer aux crises futures. La protection de tous passe par l’engagement de chacun sur l’ensemble du territoire. Comment identifier et analyser le risque d’inondation ? Comment se protéger et limiter les risques ? Comment réagir en cas de crue ? Pour visualiser la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=HLsRi5mEsqE Pour plus d’infos : https://environnement.wallonie.be/…/inondations.html INOND’ACTIONS: DES SEANCES D’INFOS A DESTINATION DES PROFESSIONELS Ces séances, proposées par le Service Public de Wallonie et les 14 Contrats de Rivière, s’inscrivent dans le cadre de l’accord de coopération « Culture du Risque d’Inondations et Résilience du Territoire face aux Inondations ». Chacune d’entre elles sera dédiée à une thématique bien précise liée aux inondations. Chaque séance abordera une thématique spécifique: Le 25 avril : référentiel constructions et aménagements en zone inondable : de la théorie aux cas pratiques ; Le 20 juin : référentiel gestion durable des eaux pluviales : de la théorie aux cas pratiques. Modalités pratiques : Public cible : services urbanistiques, travaux, environnement, aménagement du territoire, élus communaux, architectes, notaires, agents immobiliers… Horaire : de 11h à 12h30 – en vidéoconférence Séances gratuites mais inscriptions obligatoires Pour visionner ou revoir la séance du 28 mars « Compréhension des différents messages d’alerte » : via YouTube : https://lnkd.in/evXiNxr7

Le castor, un ingénieur dans n

La saison du monitoring pour le castor européen se termine : nous profitons en effet de l’hiver pour repérer plus facilement ses traces (écorçage, chantiers d’abattage, coulées, arbres coupés, …) et estimer l’étendue de son territoire. Le castor est le seul animal avec l’homme qui modifie son habitat en construisant des structures parfois très impressionnantes : des barrages. C’est bel et bien un ingénieur ! Ces barrages, faits de branchages, bois coupés, boue et feuilles, lui servent à ennoyer une zone de fond de vallée pour protéger l’entrée de son gîte (un terrier ou une hutte) mais également pour faciliter l’accès à ses réserves de nourriture : le saule, la reine-des-prés, les ronces, le castor est un herbivore strict et se nourrit exclusivement de végétaux. En deux années, nous avons pu revoir 168 sites à castor sur le sous-bassin : 138 sites bien actifs et 30 sites anciens (où aucune trace récente n’a été observée mais où le castor était autrefois présent). Mais du travail reste encore à accomplir : chaque année, nous découvrons de nouveaux territoires aménagés par notre rongeur vu que le castor est en pleine expansion et il faut également aller revérifier des sites qui n’ont pas été revus depuis quelques années (environ 40 territoires). Pour rappel, le castor européen est bien une espèce indigène contrairement à ses cousins rongeurs américains comme le ragondin ou le rat musqué. Ces deux derniers étant invasifs et considérés comme problématiques. Même si sa présence peut poser des problèmes en termes de cohabitation, ce qu’on oublie parfois, c’est que le castor peut rendre d’énormes services à nos écosystèmes : ses constructions ralentissent l’eau et peuvent avoir un impact sur les inondations en « lissant » le pic de crue ; ses retenues d’eau permettent également de soutenir l’étiage de nos cours d’eau en période de sécheresse ; ses territoires sont des refuges pour la biodiversité aquatique (amphibiens, odonates, etc.); au final, le castor pourrait être un allié précieux pour atténuer les effets du changement climatique. Son travail d’ingénieur peut trouver un parallèle avec le génie civil humain : finalement, les ZIT (Zone d’Immersion Temporaire) que l’on souhaite construire pour atténuer partiellement les inondations, ont des effets similaires aux barrages de castor ! Nous parlions plus haut de souci de cohabitation : une solution parfois facile à mettre en place est un grillage qui permettra de protéger vos arbres. Il faut savoir que le castor est une espèce strictement protégée et qu’il est interdit de détruire un barrage, de le déplacer, le capturer ou le tuer. Dans certains cas exceptionnels, lorsque ses ouvrages posent un problème de sécurité, des dérogations peuvent être octroyées par le DNF (Département Nature et Forêt) notamment pour écrêter ses barrages. Il faut savoir toutefois que cette solution d’écrêtage reste peu efficace : le castor est infatigable et n’hésite pas à reconstruire son barrage durant la nuit ! En plus de cet inventaire, le Contrat de Rivière Lesse propose régulièrement des animations sur le castor dans les écoles et a également participé à la mise en valeur d’un site sur la Commune de Rochefort sur le ruisseau de Parfondry au travers d’un panneau didactique. Article rédigé par Quentin Pirotte, Chargé de mission EEE

Les espèces émergentes: qu’est

Quand parle-t-on d’espèce exotique envahissante ou d’émergente ? Tout d’abord, une espèce exotique est une espèce qui a été introduite (de façon volontaire ou pas) hors de sa zone de répartition naturelle. Berce du Caucase, coccinelle asiatique, ragondin, moule zébrée ou encore renouée du Japon et écrevisse signal, voici quelques exemples de ces exotiques apportées chez nous. A savoir que, par opposition, on parlera de plantes ou animaux indigènes pour ceux qui sont présents naturellement en Belgique. Par ailleurs, qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs, les espèces envahissantes sont capables de proliférer rapidement et de conquérir des milieux dans lesquels elles risquent de devenir dominantes. Couramment, afin de désigner une espèce envahissante exotique, le terme d’espèce invasive est employé. Ces invasives vont notamment poser des problèmes en termes de biodiversité : elles sont l’un des cinq principaux facteurs directs de perte de biodiversité, aux côtés des changements dans l’utilisation des terres et des mers, de l’exploitation directe des espèces, du changement climatique et de la pollution. Par exemple, le raton-laveur est une espèce invasive car son aire de répartition naturelle est située en Amérique du Nord mais il a été introduit en Europe, son expansion chez nous est extrêmement rapide et finalement il est très dommageable pour les autres espèces (amphibiens, oiseaux, …). Certaines invasives sont installées en Wallonie depuis longtemps (berce du Caucase, balsamine de l’Himalaya, écrevisse signal) ou se répandent très rapidement (raton-laveur, moule zébrée), on va parler d’invasives répandues. A contrario, certaines espèces exotiques ne sont encore que très peu présentes chez nous mais leur potentiel invasif est à craindre : on va les nommer émergentes. Myriophylle du Brésil, jussies, xénope lisse, … toutes ces espèces sont à surveiller très étroitement et doivent être gérées le plus tôt possible afin d’empêcher leur dispersion, pour éviter leur impact sur notre faune et notre flore indigènes et les coûts de gestion exorbitant une fois répandues. Chez vous aussi, vous pouvez agir : n’achetez pas de plantes ornementales ou aquatiques invasives pour agrémenter votre jardin. Recherchez plutôt leur substitut indigène bien mieux adapté ; lorsque vous souhaitez vous débarrasser d’un poisson, une tortue, une écrevisse ne les relâchez surtout pas dans un milieu naturel ; si vous nettoyez votre aquarium ou votre bassin d’agrément, ne jetez pas vos restes de plantes aquatiques dans un égout, caniveau ou ruisseau. Enfin soyez très prudent lorsque vous gérez vous-même des plantes invasives terrestres chez vous : les résidus ne sont pas à mettre dans votre compost où ils risquent de se répandre. Allez plutôt les jeter dans les déchets verts de votre Recyparc: le processus de compostage industriel est en effet très efficace pour détruire les moyens de dispersion de ces plantes. Pour connaitre les espèces envahissantes préoccupantes pour la Wallonie : https://biodiversite.wallonie.be/fr/especes-preoccupantes-pour-la-wallonie.html?IDC=6492 Rédigé par Quentin Pirotte, Chargé de mission EEE