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25 ans de la Directive-Cadre sur l’Eau (DCE)

Cette année marque un tournant important pour la politique de l’eau en Europe: la Directive-Cadre sur l’Eau (DCE) fête ses 25 ans. Adoptée en 2000, cette directive européenne fixe un objectif clair et ambitieux: préserver et restaurer la qualité de toutes les eaux, qu’il s’agisse de rivières, de lacs, de zones humides ou encore des nappes souterraines. En Wallonie, la gestion de l’eau s’organise à travers les bassins hydrographiques. Tous les six ans, elle adopte de nouveaux plans de gestion qui définissent les actions à mener pour améliorer l’état des eaux. Nous sommes aujourd’hui à mi-parcours du troisième cycle couvrant la période 2022-2027. Des progrès, mais encore beaucoup de défis Malgré les avancées réalisées, plusieurs enjeux majeurs restent à relever pour atteindre les objectifs de la DCE : améliorer le traitement des eaux usées, réduire les pollutions industrielles, agricoles ou diffuses, restaurer les milieux aquatiques et leur continuité écologique, adapter la gestion de l’eau aux effets du changement climatique. Un engagement quotidien sur le terrain Partout en Wallonie, les Contrats de Rivière et leurs partenaires se mobilisent pour faire avancer ces objectifs. Leurs actions prennent des formes variées : suivi de la qualité des cours d’eau, projets de restauration écologique, réduction des sources de pollution, sensibilisation des citoyens, des écoles et des acteurs locaux. Ces efforts contribuent, pas à pas, à améliorer la santé de nos rivières et à garantir un accès durable à une eau de qualité. Si vous souhaitez en savoir plus ou consulter les données environnementales: https://etat.environnement.wallonie.be/home.html

Inondations: guide auto-diagnostic pour son habita...

Un guide pour faire soi-même le diagnostic de son habitation et se protéger des inondations Saviez-vous que près d’1/3 de la population wallonne habite dans une zone à risque d’inondation ! Chacun peut agir à son échelle pour lutter contre les inondations.  Ce guide propose des solutions adaptées afin de protéger son habitation. Ensemble, nous avons tous un rôle à jouer ! Les inondations qui ont touché la Wallonie en 2021 ont marqué les esprits. En réponse à ces catastrophes, le Gouvernement a mis en place des mesures et dégagé des aides financières afin d’améliorer la résilience de notre territoire face aux inondations. Depuis 2021, une circulaire ministérielle pose les balises dans les outils d’aménagement du territoire pour les constructions et aménagements dans les zones soumises aux risques d’inondation et renforce les règles lors des demandes de permis d’urbanisme. Deux référentiels ont été édités par la Région Wallonne à destination des décideurs et porteurs de projets, le premier portant sur les constructions et aménagements en zone inondable, l’autre sur la gestion des eaux pluviales. Ils constituent deux outils techniques d’aide à la décision. Dans la continuité de ces référentiels, les Contrats de rivière de Wallonie et le Service Public de Wallonie (SPW) proposent aujourd’hui un Guide d’autodiagnostic de l’habitation face aux inondations. Ce dernier complète la brochure « Réduire la vulnérabilité des constructions existantes » éditée par le SPW. Ce guide est conçu sous forme de questionnaire permettant à chacun d’identifier les faiblesses éventuelles de son bâti face aux inondations et d’envisager des solutions techniques. L’objectif est de proposer des interventions accessibles au plus grand nombre et qui répondent à un besoin spécifique. Certaines solutions sont simples à mettre en place en situation d’urgence et peu couteuses, d’autres sont plus durables et plus onéreuses et demandent l’intervention d’un professionnel dans certains cas. Dans un premier temps se pose la question du risque d’inondation en fonction de la localisation de la maison (gardons en tête que le risque zéro n’existe pas.). Ensuite, tous les éléments structurels de la maison, les réseaux techniques, les ouvertures sont passés en revue pour évaluer le risque d’entrée d’eau, ainsi que la résistance des matériaux à l’eau. La manière dont sont conçus les abords de la maison joue aussi un rôle dans la résilience de la parcelle et du bâti : surfaces perméables, présence de zones tampons de stockage et favorisant l’infiltration de l’eau (mares, haies, …). La sécurité est également abordée : fixation des objets mobiles susceptibles de faire des dégâts importants ou mise à l’abri des produits dangereux pour éviter de provoquer des pollutions … Le guide d’autodiagnostic constitue donc une première approche personnalisée pour améliorer la résilience de sa maison face aux inondations. Des fiches techniques illustrées et de nombreuses références permettent au lecteur d’identifier clairement les actions à mettre en place. Afin de mieux s’approprier l’outil et d’illustrer les mesures proposées avec des exemples concrets, les Contrats de Rivières organiseront à l’automne des séances d’infos partout en Wallonie. Restez connectés ! Pour consulter le guide en ligne: https://ediwall.wallonie.be/guide-d-autodiagnostic-de-mon-habitation-face-aux-inondations-forces-faiblesses-et-protection-de-mon-habitation-2025-135814?sku=135814_0 Celui-ci sera également bientôt disponible au sein de votre administration communale.

Etang: focus sur la mise en assec

Au fil des années, un étang s’envase naturellement. Ce phénomène correspond à l’accumulation progressive de vase au fond du plan d’eau : un mélange de matière organique (feuilles mortes, débris végétaux, excréments piscicoles…), de particules minérales et de micro-organismes. Plus cette vase est riche en matière organique, plus elle consomme d’oxygène et devient instable. En moyenne, un étang peut recevoir de 0,5 à 2 cm de vase par an, selon plusieurs facteurs : les matières en suspension venues de l’amont (érosion, ruissellement) une surcharge organique (nourrissage, fientes, feuilles…), un plan d’eau trop fermé, avec peu de brassage. Quand l’étang s’étouffe Les signes d’un envasement avancé ne trompent pas : prolifération d’algues et de plantes aquatiques (comme les lentilles d’eau) ; mauvaises odeurs (gaz issus de la décomposition, comme le méthane ou le sulfure d’hydrogène) ; eau trouble et appauvrie en oxygène ; mortalité de poissons ; diminution de la biodiversité ; perte de volume utile et échauffement plus rapide de l’eau. Entretenir son étang Pour éviter cela, un entretien régulier est indispensable : enlever chaque année les feuilles, branches et débris accumulés. Mais pour les grands étangs (plusieurs centaines de m²), cette méthode ne suffit pas. Deux options existent : 1) Le curage : consiste à retirer mécaniquement la vase à l’aide d’une pelleteuse ou de pompes aspirantes. Cette solution, bien qu’efficace, reste coûteuse et pose des questions d’accès et d’évacuation des boues. 2) La mise en assec : une alternative plus douce et naturelle. Elle consiste à vider temporairement l’étang (partiellement ou totalement, souvent en hiver) pour exposer le fond à l’air pendant quelques semaines. Ce repos forcé permet à la nature de faire son travail : dégradation d’une partie de la matière organique ; réduction des nutriments (azote, phosphore) responsables de l’eutrophisation ; retour de la biodiversité (plantes pionnières, amphibiens, oiseaux d’eau…) ; possibilité de réaliser des travaux d’entretien (curage léger, réparation de digues, gestion de la végétation). Avant toute mise en assec, il faut bien sûr prévoir le transfert ou le sauvetage des poissons et amphibiens présents dans l’étang. Après la remise en eau Une fois rempli à nouveau, l’étang retrouve un milieu plus oxygéné, plus stable et mieux équilibré. La végétation aquatique se réinstalle, les sédiments se fixent, et le rythme d’envasement ralentit durablement. Résultat : la mise en assec permet souvent de repousser de plus de dix ans la nécessité d’un curage complet, tout en redonnant vie au plan d’eau.  

Rencontres sauvages: la salamandre tachetée

Rencontres sauvages: la salamandre tachetée

La salamandre tachetée (Salamandra salamandra) est un amphibien terrestre, reconnaissable à sa peau noire brillante ornée de taches jaunes. Elle mesure 15 à 20 cm, peut vivre plus de 20 ans et sécrète une substance toxique pour se défendre. Elle est surtout active la nuit, dans les forêts humides, sous les troncs ou les feuilles. En Belgique, elle est présente surtout en Wallonie, mais ses populations déclinent à cause de la destruction des forêts, des routes, de la pollution et d’un champignon pathogène (Batrachochytrium salamandrivorans). Elle bénéficie d’une protection légale : il est interdit de la capturer, de la déplacer ou de la déranger. La salamandre joue un rôle écologique important en régulant les populations d’insectes et de limaces. Contrairement aux grenouilles, la femelle ne pond pas d’œufs, mais dépose dans l’eau de petites larves vivantes, généralement dans des ruisseaux lents, des sources ou de petites mares forestières bien oxygénées. Pour la protéger, il faut préserver ses habitats naturels, limiter l’usage de pesticides et sensibiliser le public.

Premier coup de pelle pour la ZIT à Masbourg!

Fin août, nous étions présents aux côtés de nos partenaires pour le premier “coup de pelle” sur le site de la nouvelle Zone d’Immersion Temporaire (ZIT) de Masbourg.  Pour rappel, les Zones d’Immersion Temporaire sont des espaces naturels aménagés pour retenir provisoirement les eaux de ruissellement et de débordement de cours d’eau en cas de fortes pluies. Cette zone permettra notamment de réduire les volumes d’eau et retarder l’arrivée de la crue, tout en favorisant la biodiversité. De cette manière, services communaux et riverains pourront également agir à temps et prévoir les équipements de protection supplémentaire si nécessaire. Si une ZIT n’est pas LA solution ultime aux inondations, elle est un aménagement durable complémentaire dans un système de réflexion global. Pour en savoir plus sur ce projet, une séance d’information est organisée le samedi 6 septembre à Masbourg: https://fb.me/e/64u6ndW9q Pour information, la ZIT de Masbourg s’inscrit dans le cadre du Plan national de Relance et de Résilience de la Région wallonne. Cinq projets ont été retenus dans ce cadre en Province de Luxembourg.

Rencontres sauvages: les éphémères

Rencontres sauvages: les éphémères

Les éphémères (ordre des Ephemeroptera) sont des insectes emblématiques des milieux aquatiques sains. En Belgique, on dénombre environ 60 espèces différentes. La majeure partie de leur existence se déroule sous l’eau, au stade larvaire. Cette phase dure de quelques mois à trois ans. Les larves, ou nymphes, sont dotées de branchies adaptées à la respiration aquatique et se nourrissent principalement d’algues et de débris organiques, jouant ainsi un rôle d’éboueurs naturels. Une fois arrivées à maturité, les larves subissent une émergence spectaculaire donnant naissance à un adulte ailé. La vie adulte est extrêmement brève, ne durant que de quelques heures à quelques jours. Dépourvues de pièces buccales fonctionnelles, les éphémères adultes ne se nourrissent pas ; leur unique mission est la reproduction. La présence et la diversité des éphémères sont des indicateurs écologiques de la qualité de l’eau. Ces insectes sont en effet très sensibles à la pollution, notamment organique. Leurs présences indiquent que l’eau de la rivière est propre, bien oxygénée et peu perturbée. Les éphémères sont également un maillon essentiel de la chaîne alimentaire ; leurs larves servent de nourriture à de nombreux invertébrés aquatiques et aux poissons de petite taille. Les adultes deviennent une source de protéines indispensable pour les poissons (comme les truites), les oiseaux insectivores et les chauves-souris, soulignant leur contribution vitale à l’équilibre des écosystèmes.   Article rédigé par Merry Frère, animatrice et chargée d’inventaire