Tortue de Floride: mystère sous la carapace

La tortue de Floride : mystère sous la carapace De son nom latin Trachemys scripta, ce reptile aquatique, reconnaissable à sa tête pointue colorée de tache rouge ou jaune est originaire du sud des Etats-Unis et du Mexique. On la repère facilement car elle aime prendre des bains de soleil sur des souches ou des rochers émergés dans les points d’eau. Cet animal a été vendu massivement en Europe et chez nous depuis les années 70 pour les aquariophiles mais également comme animal de compagnie. Si au départ, cette tortue ne mesure que quelques centimètres, elle grandit vite et atteint les 20cm. Cela a conduit beaucoup de propriétaires à les relâcher dans les étangs ou mares proches de chez eux car elles devenaient trop encombrantes. En 1983, on repère les 1ères tortues de Floride dans la nature en Belgique. Le souci est que ces tortues peuvent entrainer un déséquilibre dans nos écosystèmes. Très agressives et voraces, elles vont se nourrir d’alevins, de larves d’amphibiens puis de poissons, de batraciens adultes et, une fois plus âgées, de végétation. De plus, outre sa longévité (elle peut vivre 30 ans !), cet animal n’a pas de prédateur. Ce qui fait qu’une fois installée, la tortue ne bougera plus de son environnement. Toutefois, la tortue de Floride ne sait pas se reproduire chez nous car le climat actuel ne le permet pas (encore). Voilà pourquoi les relâcher dans la nature est interdit par la loi. Si jamais vous recueillez une tortue ou si vous souhaitez vous en débarrasser, prenez contact avec les ASBL Carapace (Ath, Hainaut) : carapace@pairidaiza.eu ou Crusoé (Liège) : infocrusoe@gmail.com   Article rédigé par Quentin Pirotte, Chargé EEE

Nouvelle station d’épuration à Awenne

Une bonne nouvelle dans la gestion des eaux usées pour ce beau village de la commune de Saint-Hubert. Inaugurée il y a quelques semaines à peine, la nouvelle station d’épuration d’Awenne est maintenant opérationnelle. Les eaux usées des citoyens y sont acheminées via le réseau d’égouttage, ce qui permet notamment de protéger la zone Natura 2000 et la masse d’eau en aval du village. Composée de deux étages, cette station par filtres plantés de roseaux va permettre de traiter un volume journalier moyen de 90m³ d’eaux usées, ce qui correspond à 500 équivalents-habitants. Pour plus d’infos concernant son fonctionnement: https://www.idelux.be/sites/default/files/2024-10/awenne_step_ft.pdf

Gestion des eaux pluviales: zoom sur les fossés et les noues infiltrantes

L’aménagement du territoire dans la lutte contre les inondations est une notion importante. Plusieurs possibilités existent déjà mais quels sont les avantages et à quoi servent-elles vraiment? Zoom dans cet article sur  les différences et similitudes entre un fossé et une noue infiltrante! Ces deux structures se remplissent toutes deux par le ruissellement des eaux mais elles n’assurent pas la même fonction ! Un fossé est un ouvrage linéaire et étroit avec des pentes marquées dont la fonction est d’intercepter et de faire circuler l’eau tandis qu’une noue est une dépression large et peu profonde permettant d’intercepter et de stocker l’eau temporairement.   En ce qui concerne les noues, il est bon de savoir que celles-ci participent à la recharge des nappes phréatiques, favorisent la biodiversité, atténuent les ilots de chaleur en milieu urbanistique et limitent les inondations. C’est donc une plus-value dans le paysage et un aménagement favorisant l’adaptation contre le changement climatique. De plus, les noues peuvent être colonisées par différentes espèces végétales tandis que les fossés sont généralement occupés par des espèces d’herbacées et de graminées. Où les trouve-t-on? Les fossés se localisent principalement le long des voiries (routes et chemins) tandis que les noues s’intègrent dans les paysages urbains (parcs, parkings, etc.) et même dans les jardins ! Il est donc tout à fait possible d’en créer chez soi. Article rédigé par Caroline Michaux

Mares et amphibiens: comment les protéger au fil des saisons?

Les grenouilles, tritons et salamandres autrement dit les amphibiens sont des animaux qui peuvent profiter grandement des points d’eau que vous avez dans vos jardins. Mais comment leur créer un environnement favorable en toute saison ? Dans la mare: Il est important d’avoir plusieurs profondeurs différentes : une zone peu profonde pour permettre aux têtards et aux larves de se développer et une zone plus profonde (80cm min) servant de refuge aux grenouilles adultes. Cette fosse empêchera également toute l’eau de geler en hiver. N’oubliez pas de façonner des pentes douces afin que les amphibiens puissent entrer et sortir de votre mare. De préférence, votre mare doit être bien ensoleillée, éloignée de tout arbre, mais n’hésitez pas à planter ou à laisser pousser une végétation dense et variée autour et dans votre point d’eau en ne prenant que des essences locales et des plantes aquatiques indigènes.Evitez absolument les plantes exotiques (myriophylles, élodées, jussies, …) qui finiront par envahir votre mare. N’introduisez pas non plus de poisson ou de tortue qui sont des prédateurs pour les batraciens. N’utilisez pas de pesticides, d’insecticides ou d’engrais chimiques qui peuvent être nocifs pour les grenouilles et votre environnement. Enfin n’oubliez pas qu’il est interdit d’importer des œufs ou des amphibiens adultes. Même si cela peut prendre plusieurs années avant que grenouilles et tritons ne colonisent votre point d’eau, laissez faire la nature ! Il est également important de savoir que, au fil des ans, la mare sera envahie par la végétation aquatique. C’est une dynamique naturelle. Il faut idéalement maintenir les 2/3 de la surface en eau libre. Les excès de plantes devront donc être enlevés fin septembre pour perturber le moins possible la vie dans la mare. Autour de la mare: Ne tondez pas trop souvent les abords de la mare pour laisser des cachettes aux batraciens. Pour l’hiver, ces animaux recherchent des endroits frais et humides, tels que des tas de pierres, des branches d’arbres ou des amas de feuilles. N’hésitez pas à installer des grosses pierres en tas, des plaques d’écorce, des amas de branches ou des tuiles à proximité de votre mare. Les amphibiens s’avèrent de précieux alliés au jardin : en effet, étant des prédateurs d’insectes, de cloportes, de mille-pattes, de vers de terre, mais surtout de limaces, d’escargots et de chenilles, ils régulent des espèces néfastes pour votre potager. Comment les amphibiens arrivent-ils dans un point d’eau ? On estime que pour s’orienter, ils sont capables d’utiliser les champs magnétiques. Il se fient également à leur odorat car chaque point d’eau dégage une odeur spécifique. Enfin, les cris ou chants de leurs congénères peuvent également les guider. Certains batraciens peuvent parcourir plusieurs kilomètres pour coloniser de nouveaux points d’eau et pas forcément rejoindre celui où ils sont nés. Pour plus d’infos, vous pouvez consulter le site de Natagora : https://reseaunature.natagora.be/mare-naturelle. Un message du Contrat de Rivière Lesse – article rédigé par Quentin Pirotte