Depuis 2022, les 14 Contrats de rivière en Wallonie travaillent avec le SPW pour le suivi et la gestion des Espèces Exotiques Envahissantes (EEE). Plusieurs missions leur ont été attribuées :
- suivi systématique des populations de berce du Caucase ;
- inventaire et caractérisation (abondance) de la balsamine de l’Himalaya le long des cours d’eau ;
- inventaire des mares et étangs pour la détection de plantes exotiques envahissantes;
- détection d’écrevisses exotiques
En parallèle de ces missions, les Contrats de rivière participaient également au monitoring du castor en Wallonie: mettre à jour les données, suivi de nouveaux sites, soutien à la cohabitation,…

Après 3 années de travail voici les résultats des différentes missions
1) Chaque année, ce sont plus de 4000 sites de berces du Caucase qui ont été visités pour vérifier la présence/absence de la plante. Dans 2/3 des cas, aucune berce n’a été observée et l’on peut considérer que ces populations sont probablement éradiquées. Les Contrats de rivière ont également participé à la gestion de ces plantes sur 531 sites.
2) Concernant la balsamine de l’Himalya, ce ne sont pas moins de 6664 km de cours d’eau qui ont été inventoriés pour caractériser l’abondance de la plante.
3) Pour les plantes aquatiques exotiques, nous avons inspecté 4933 sites (mares et étangs). Parmi ceux-ci, nous avons observé 729 plantes exotiques émergentes: ces plantes exotiques ont un fort potentiel invasif mais sont encore peu répandues en Wallonie.
Comme elles sont peu répandues, nous pouvons espérer limiter leur impact voire les faire disparaitre de nos sous-bassins. C’est pourquoi 57 chantiers de gestion ont été mise en œuvre pour des plantes comme l’hydrocotyle fausse-renoncule, l’élodée dense, le myriophylle aquatique ou encore le lysichiton américain.
4) Nous avons également placé des nasses/pièges dans 877 points d’eau afin de détecter la présence d’écrevisses exotiques. Dans la grande majorité des cas, c’est l’écrevisse signal (Pacifastacus leniusculus) qui a été vue (186 points, 57% des détection). Dans 553 points (63% des cas), aucune écrevisse n’a été observée.
5) Enfin, concernant le castor européen, nous avons parcouru plus de 4.000 km de cours d’eau afin d’analyser ses traces :
- 2479 km où aucune installation n’a été observée ;
- 1342 km avec une présence effective et récente du castor ;
- 182 km de présence ancienne (aucune trace récente observée mais traces d’activité ancienne).

