Alerte sur les potentielles Espèces Exotiques Envahissantes : la vanille d’eau, une magnifique plante aquatique venue d’Afrique du Sud

Cette plante avec son doux nom latin d’Aponogeton distachyos, fait des fleurs étonnantes, à forte odeur de vanille. Utilisée comme ornement dans les points d’eau, elle possède de longues feuilles flottantes et fines pouvant atteindre jusqu’à 30 cm de longueur. Ses fleurs blanches ou roses pâles émergent au-dessus de l’eau sur de longues tiges, généralement à la fin du printemps et en été. Ses feuilles peuvent faire penser à nos potamots indigènes mais, alors que les nervures sont parallèles chez les potamots, elles sont perpendiculaires chez la vanille d’eau. Ce détail permet de les distinguer. Bien que cette plante soit en vente, nos collègues du LIFE RIPARIAS l’ont placée sur une liste d’alerte : encore peu répandues sur le territoire, ces plantes sont cependant connues pour être envahissantes dans les zones voisines. Elles méritent donc toute notre attention : comme nous vous l’avions déjà indiqué, une vigilance active des points existants et une détection précoce de nouveaux foyers d’implantation permet d’évaluer son expansion et prévenir de sa dispersion. Si cette surveillance prouve le caractère invasif alors la plante pourrait passer dans la liste des espèces préoccupantes en Wallonie voire même dans le règlement de l’UE. Pour rappel, les espèces reprises dans cette liste ne peuvent plus être importées en Europe, transportées, mises en vente, échangées, mises en situation de se reproduire ou introduites dans la nature. Ce n’est pas encore le cas pour la vanille d’eau mais comme d’autres plantes et animaux, elle mérite qu’on y réfléchisse : est-ce qu’il n’y a pas une espèce indigène qui remplit le même rôle? Y-a-t-il un risque que la plante se répande dans la nature? Quel sera l’impact sur votre plan d’eau à long terme? Tout cela est crucial pour préserver la biodiversité locale, protéger la santé publique et limiter les coûts économiques futurs. Photo: CR Senne – Article rédigé par Quentin Pirotte, Chargé de mission EEE

EEE : pourquoi votre vigilance compte ?

Espèces Exotiques Envahissantes : pourquoi votre vigilance compte ? On vous en parle très régulièrement dans notre newsletter : les espèces exotiques envahissantes font désormais partie de notre quotidien. N’oublions pas qu’elles constituent l’un des principaux facteurs directs de perte de biodiversité. 

Inondations: s’informer pour mieux réagir

La Wallonie et les Contrats de Rivière lancent une campagne d’information pour mieux se préparer aux inondations.  Risque d’inondations: s’informer pour mieux réagir. Ces dernières semaines, certes, la Belgique a connu une période plus sèche et certaines régions ont même fait face à des feux de forêt. La Wallonie et les Contrats de Rivière lancent une campagne d’information pour mieux se préparer aux inondations.  Néanmoins, le changement climatique nous confronte à des extrêmes de plus en plus fréquents avec parfois des phénomènes très rapprochés: sécheresses, pluies intenses, crues soudaines… C’est donc toujours le bon moment pour s’informer et se préparer. Chacun a un rôle à jouer pour anticiper les effets des inondations et mieux se préparer aux crises futures. La protection de tous passe par l’engagement de chacun sur l’ensemble du territoire. Comment identifier et analyser le risque d’inondation ? Comment se protéger et limiter les risques ? Comment réagir en cas de crue ? Pour visualiser la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=HLsRi5mEsqE Pour plus d’infos : https://environnement.wallonie.be/…/inondations.html INOND’ACTIONS: DES SEANCES D’INFOS A DESTINATION DES PROFESSIONELS Ces séances, proposées par le Service Public de Wallonie et les 14 Contrats de Rivière, s’inscrivent dans le cadre de l’accord de coopération « Culture du Risque d’Inondations et Résilience du Territoire face aux Inondations ». Chacune d’entre elles sera dédiée à une thématique bien précise liée aux inondations. Chaque séance abordera une thématique spécifique: Le 25 avril : référentiel constructions et aménagements en zone inondable : de la théorie aux cas pratiques ; Le 20 juin : référentiel gestion durable des eaux pluviales : de la théorie aux cas pratiques. Modalités pratiques : Public cible : services urbanistiques, travaux, environnement, aménagement du territoire, élus communaux, architectes, notaires, agents immobiliers… Horaire : de 11h à 12h30 – en vidéoconférence Séances gratuites mais inscriptions obligatoires Pour visionner ou revoir la séance du 28 mars « Compréhension des différents messages d’alerte » : via YouTube : https://lnkd.in/evXiNxr7

Gestion des eaux pluviales: zoom sur les fossés et les noues infiltrantes

L’aménagement du territoire dans la lutte contre les inondations est une notion importante. Plusieurs possibilités existent déjà mais quels sont les avantages et à quoi servent-elles vraiment? Zoom dans cet article sur  les différences et similitudes entre un fossé et une noue infiltrante! Ces deux structures se remplissent toutes deux par le ruissellement des eaux mais elles n’assurent pas la même fonction ! Un fossé est un ouvrage linéaire et étroit avec des pentes marquées dont la fonction est d’intercepter et de faire circuler l’eau tandis qu’une noue est une dépression large et peu profonde permettant d’intercepter et de stocker l’eau temporairement.   En ce qui concerne les noues, il est bon de savoir que celles-ci participent à la recharge des nappes phréatiques, favorisent la biodiversité, atténuent les ilots de chaleur en milieu urbanistique et limitent les inondations. C’est donc une plus-value dans le paysage et un aménagement favorisant l’adaptation contre le changement climatique. De plus, les noues peuvent être colonisées par différentes espèces végétales tandis que les fossés sont généralement occupés par des espèces d’herbacées et de graminées. Où les trouve-t-on? Les fossés se localisent principalement le long des voiries (routes et chemins) tandis que les noues s’intègrent dans les paysages urbains (parcs, parkings, etc.) et même dans les jardins ! Il est donc tout à fait possible d’en créer chez soi. Article rédigé par Caroline Michaux