Formation des ouvriers communaux en tant qu’éco-cantonnier

Un premier cycle de formation réussi et de nouveaux en préparation! Lancé en novembre 2025 par le Contrat de Rivière Lesse et ses partenaires, le projet pilote « Éco-cantonnier » s’est achevé après plusieurs mois de formation et d’échanges. Au total, neuf modules ont permis aux ouvriers communaux et aux agents des communes participantes d’acquérir de nouvelles connaissances pour mieux comprendre les phénomènes d’inondation et intervenir à l’échelle du bassin versant. Les participants ont ainsi abordé des thématiques variées telles que le ruissellement, les aménagements favorables à la gestion de l’eau, l’analyse de situations de terrain, la gestion des embâcles, la cohabitation avec le castor ou encore la reconnaissance et la gestion des espèces exotiques envahissantes. Ce projet a également permis de renforcer les échanges entre les communes de Beauraing, Houyet, Marche-en-Famenne et Rochefort, ainsi qu’avec de nombreux partenaires tels que Natagriwal, GISER (Gestion Intégrée Sol Erosion-Ruissellement), la DCENN (Service Public de Wallonie), Natagora, le Contrat de Rivière Senne et le Contrat de Rivière Lesse. Une dynamique de collaboration essentielle pour développer une approche cohérente de la gestion des inondations à l’échelle du territoire. Et maintenant ? Ce premier cycle n’est qu’une étape. Les enseignements tirés de cette expérience seront prochainement présentés aux Contrats de Rivière de Wallonie, avec l’ambition de développer cette initiative dans d’autres sous-bassins. Sur le territoire de la Lesse, un nouveau cycle de formation sera proposé aux autres communes partenaires dès 2027, tandis que les premiers éco-cantonniers bénéficieront de modules complémentaires afin de poursuivre le développement de leurs compétences. Parce que face aux défis liés aux inondations, la formation, le partage d’expériences et la coopération restent des leviers essentiels pour construire des territoires plus résilients.
Alerte sur les potentielles Espèces Exotiques Envahissantes : la vanille d’eau, une magnifique plante aquatique venue d’Afrique du Sud

Cette plante avec son doux nom latin d’Aponogeton distachyos, fait des fleurs étonnantes, à forte odeur de vanille. Utilisée comme ornement dans les points d’eau, elle possède de longues feuilles flottantes et fines pouvant atteindre jusqu’à 30 cm de longueur. Ses fleurs blanches ou roses pâles émergent au-dessus de l’eau sur de longues tiges, généralement à la fin du printemps et en été. Ses feuilles peuvent faire penser à nos potamots indigènes mais, alors que les nervures sont parallèles chez les potamots, elles sont perpendiculaires chez la vanille d’eau. Ce détail permet de les distinguer. Bien que cette plante soit en vente, nos collègues du LIFE RIPARIAS l’ont placée sur une liste d’alerte : encore peu répandues sur le territoire, ces plantes sont cependant connues pour être envahissantes dans les zones voisines. Elles méritent donc toute notre attention : comme nous vous l’avions déjà indiqué, une vigilance active des points existants et une détection précoce de nouveaux foyers d’implantation permet d’évaluer son expansion et prévenir de sa dispersion. Si cette surveillance prouve le caractère invasif alors la plante pourrait passer dans la liste des espèces préoccupantes en Wallonie voire même dans le règlement de l’UE. Pour rappel, les espèces reprises dans cette liste ne peuvent plus être importées en Europe, transportées, mises en vente, échangées, mises en situation de se reproduire ou introduites dans la nature. Ce n’est pas encore le cas pour la vanille d’eau mais comme d’autres plantes et animaux, elle mérite qu’on y réfléchisse : est-ce qu’il n’y a pas une espèce indigène qui remplit le même rôle? Y-a-t-il un risque que la plante se répande dans la nature? Quel sera l’impact sur votre plan d’eau à long terme? Tout cela est crucial pour préserver la biodiversité locale, protéger la santé publique et limiter les coûts économiques futurs. Photo: CR Senne – Article rédigé par Quentin Pirotte, Chargé de mission EEE
EEE : pourquoi votre vigilance compte ?

Espèces Exotiques Envahissantes : pourquoi votre vigilance compte ? On vous en parle très régulièrement dans notre newsletter : les espèces exotiques envahissantes font désormais partie de notre quotidien. N’oublions pas qu’elles constituent l’un des principaux facteurs directs de perte de biodiversité.
Inondations: s’informer pour mieux réagir

La Wallonie et les Contrats de Rivière lancent une campagne d’information pour mieux se préparer aux inondations. Risque d’inondations: s’informer pour mieux réagir. Ces dernières semaines, certes, la Belgique a connu une période plus sèche et certaines régions ont même fait face à des feux de forêt. La Wallonie et les Contrats de Rivière lancent une campagne d’information pour mieux se préparer aux inondations. Néanmoins, le changement climatique nous confronte à des extrêmes de plus en plus fréquents avec parfois des phénomènes très rapprochés: sécheresses, pluies intenses, crues soudaines… C’est donc toujours le bon moment pour s’informer et se préparer. Chacun a un rôle à jouer pour anticiper les effets des inondations et mieux se préparer aux crises futures. La protection de tous passe par l’engagement de chacun sur l’ensemble du territoire. Comment identifier et analyser le risque d’inondation ? Comment se protéger et limiter les risques ? Comment réagir en cas de crue ? Pour visualiser la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=HLsRi5mEsqE Pour plus d’infos : https://environnement.wallonie.be/…/inondations.html INOND’ACTIONS: DES SEANCES D’INFOS A DESTINATION DES PROFESSIONELS Ces séances, proposées par le Service Public de Wallonie et les 14 Contrats de Rivière, s’inscrivent dans le cadre de l’accord de coopération « Culture du Risque d’Inondations et Résilience du Territoire face aux Inondations ». Chacune d’entre elles sera dédiée à une thématique bien précise liée aux inondations. Chaque séance abordera une thématique spécifique: Le 25 avril : référentiel constructions et aménagements en zone inondable : de la théorie aux cas pratiques ; Le 20 juin : référentiel gestion durable des eaux pluviales : de la théorie aux cas pratiques. Modalités pratiques : Public cible : services urbanistiques, travaux, environnement, aménagement du territoire, élus communaux, architectes, notaires, agents immobiliers… Horaire : de 11h à 12h30 – en vidéoconférence Séances gratuites mais inscriptions obligatoires Pour visionner ou revoir la séance du 28 mars « Compréhension des différents messages d’alerte » : via YouTube : https://lnkd.in/evXiNxr7