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Mares et amphibiens: comment l...

Mares et amphibiens: comment les protéger au fil des saisons?

Les grenouilles, tritons et salamandres autrement dit les amphibiens sont des animaux qui peuvent profiter grandement des points d’eau que vous avez dans vos jardins. Mais comment leur créer un environnement favorable en toute saison ? Dans la mare: Il est important d’avoir plusieurs profondeurs différentes : une zone peu profonde pour permettre aux têtards et aux larves de se développer et une zone plus profonde (80cm min) servant de refuge aux grenouilles adultes. Cette fosse empêchera également toute l’eau de geler en hiver. N’oubliez pas de façonner des pentes douces afin que les amphibiens puissent entrer et sortir de votre mare. De préférence, votre mare doit être bien ensoleillée, éloignée de tout arbre, mais n’hésitez pas à planter ou à laisser pousser une végétation dense et variée autour et dans votre point d’eau en ne prenant que des essences locales et des plantes aquatiques indigènes.Evitez absolument les plantes exotiques (myriophylles, élodées, jussies, …) qui finiront par envahir votre mare. N’introduisez pas non plus de poisson ou de tortue qui sont des prédateurs pour les batraciens. N’utilisez pas de pesticides, d’insecticides ou d’engrais chimiques qui peuvent être nocifs pour les grenouilles et votre environnement. Enfin n’oubliez pas qu’il est interdit d’importer des œufs ou des amphibiens adultes. Même si cela peut prendre plusieurs années avant que grenouilles et tritons ne colonisent votre point d’eau, laissez faire la nature ! Il est également important de savoir que, au fil des ans, la mare sera envahie par la végétation aquatique. C’est une dynamique naturelle. Il faut idéalement maintenir les 2/3 de la surface en eau libre. Les excès de plantes devront donc être enlevés fin septembre pour perturber le moins possible la vie dans la mare. Autour de la mare: Ne tondez pas trop souvent les abords de la mare pour laisser des cachettes aux batraciens. Pour l’hiver, ces animaux recherchent des endroits frais et humides, tels que des tas de pierres, des branches d’arbres ou des amas de feuilles. N’hésitez pas à installer des grosses pierres en tas, des plaques d’écorce, des amas de branches ou des tuiles à proximité de votre mare. Les amphibiens s’avèrent de précieux alliés au jardin : en effet, étant des prédateurs d’insectes, de cloportes, de mille-pattes, de vers de terre, mais surtout de limaces, d’escargots et de chenilles, ils régulent des espèces néfastes pour votre potager. Comment les amphibiens arrivent-ils dans un point d’eau ? On estime que pour s’orienter, ils sont capables d’utiliser les champs magnétiques. Il se fient également à leur odorat car chaque point d’eau dégage une odeur spécifique. Enfin, les cris ou chants de leurs congénères peuvent également les guider. Certains batraciens peuvent parcourir plusieurs kilomètres pour coloniser de nouveaux points d’eau et pas forcément rejoindre celui où ils sont nés. Pour plus d’infos, vous pouvez consulter le site de Natagora : https://reseaunature.natagora.be/mare-naturelle. Un message du Contrat de Rivière Lesse – article rédigé par Quentin Pirotte  

WC et avaloirs: pour des canal...

WC et avaloirs: pour des canalisations en pleine forme, trions à la bonne norme!

A l’échelle des bassins versants de la Lesse et de ses affluents, près de 80% de la population se trouve en zone d’assainissement collectif (raccordement de votre maison à un égout pour acheminement vers un collecteur et une station d’épuration existante ou à venir). Le reste est dans ce qu’on appelle une zone d’assainissement autonome (l’épuration y est à charge du citoyen via un système d’épuration individuel, sous forme d’une « mini-station d’épuration », d’un lagunage,…). Dans nos zones rurales, beaucoup de stations d’épuration en zone d’assainissement collectif restent à construire et de nombreux rejets d’eaux usées arrivent directement dans les rivières et peuvent avoir de grandes conséquences sur la vie aquatique (a fortiori en période de sécheresse !). C’est ici que commence la mer. Ne jetez rien ! Là où une station d’épuration existe, elle est de toute façon incapable d’épurer les produits dangereux tels que détergents corrosifs, engrais, eau de Javel, désinfectants, médicaments, pesticides, peintures,… Ces produits nuisent aux bactéries qui assurent l’épuration et, de ce fait, compromettent le bon fonctionnement de la station (ou du système d’épuration individuel). Il existe des filières spécifiques pour éliminer ce type déchet, pensez-y 😉 De même, les lingettes, mégots ou les huiles n’ont rien à faire dans les avaloirs. En effet, les lingettes bouchent les canalisations et détériorent les pompes menant à la station d’épuration. Et les lingettes biodégradables ? Même principe, cela ne doit pas être jeté dans vos toilettes. Les termes « biosourcés » et « biodégradables » sont souvent confondus. Un produit biosourcé est fabriqué à partir de matières végétales, mais cela ne garantit pas sa désintégration naturelle. Les conditions nécessaires pour la biodégradation ne sont presque jamais atteintes dans les milieux naturels. En ce qui concerne la cigarette, sachant qu’un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau, les répercussions des déchets de mégots à l’échelle mondiale sur les ressources en eau sont catastrophiques. Chaque cigarette contient des substances chimiques, toxiques voire cancérigènes, comme la nicotine, les phénols ou encore les métaux lourds. Les stations d’épuration ne sont pas équipées pour les traiter. Quant aux huiles, elles dégagent de mauvaises odeurs et se solidifient en refroidissant, allant jusqu’à boucher les réseaux de collecte. Alors, vous aussi, faites votre part en ne jetant aucun de ces produits dans vos éviers, vos toilettes ni dans l’avaloir à côté de chez vous. https://www.facebook.com/reel/327595523707826

Gestion des espèces aquatiques

Gestion des espèces aquatiques invasives

Vos mares et étangs sont de précieux endroits où de nombreuses espèces se développent et favorisent le développement de la biodiversité. Néanmoins, savez-vous que certaines plantes aquatiques invasives peuvent impacter cette biodiversité en privant par exemple, les autres organismes d’oxygène ou de lumière? Nous vous parlions notamment de la crassule des étangs dans la newsletter de ce mois de mai… mais il en existe également d’autres, telles que le mimule, le myriophylle du Brésil, les élodées, etc. Vous avez un doute sur le type de plantes aquatiques présentes dans vos étangs? Vous pouvez nous contacter (quentin.pirotte@crlesse.be) afin de voir ensemble de quoi il s’agit et de pouvoir mener des actions si nécessaire. Vous pouvez également consulter le site ci-après pour tenter de reconnaitre les différentes espèces invasives: https://www.riparias.be/fr Toutes les infos sur la gestion des espèces exotiques envahissantes sur: https://stopenvahissantes.be/ Rédigé le 22-05-2024