2 février: Journée Mondiale des Zones Humides!
Pourquoi et comment préserver les zones humides ? Le 2 février n’est pas seulement le jour de la chandeleur. C’est également la Journée mondiale des zones humides ! Qu’est-ce que c’est, une zone humide ? De manière générale, les zones humides sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante. En Belgique comme ailleurs, les zones humides sont des écosystèmes importants. Parmi les différentes zones présentes sur notre territoire, nous pouvons citer : • les eaux courantes, qui occupent une grande superficie chez nous ; • les eaux stagnantes, telles que les étangs, mares… ; • les zones inondables (prairies humides, forêts alluviales, fonds de vallée, ripisylves…) ; • les zones hydromorphes (tourbières, marais, roselières…). Lorsque la valeur écologique et scientifique d’une zone humide est reconnue par le Gouvernement, on parle alors de zone humide d’intérêt biologique (ZHIB). Quel est leur intérêt ? Les zones humides jouent un rôle essentiel pour l’environnement. 1. Gestion de l’eau Tout d’abord, elles agissent comme des filtres naturels et contribuent à la purification de l’eau grâce aux différents micro-organismes qui les composent et qui ont une action sur les particules polluantes. De plus, elles sont l’une des rares sources d’eau douce sur terre. Les zones humides jouent également un rôle clé dans les cycles hydrologiques : elles stockent l’eau et la libèrent ensuite lentement, contribuant ainsi à la régulation du débit des cours d’eau et des nappes phréatiques (ce qui permet de limiter les risques de crues et d’inondations). 2. Changement climatique Pour les sols et leur biodiversité, elles compensent les sécheresses que nous subissons de plus en plus fréquemment. En milieu urbain, elles permettent de diminuer la température ambiante des villes. De plus, elles jouent un rôle fondamental dans la régulation du climat, en stockant de grandes quantités de carbone, ce qui contribue à lutter contre le changement climatique. 3. Biodiversité Ces zones sont également cruciales pour la biodiversité. Elles abritent une multitude d’espèces animales et végétales, dont certaines sont rares ou en voie de disparition. Pour chacune de ces espèces, les zones humides représentent un lieu de reproduction, de nourriture, de repos. Il est donc indispensable de les conserver et de les restaurer pour garantir la survie de cette faune et flore. Plus encore, il faut repenser nos paysages selon les bons principes du maillage écologique et de la réhabilitation de zones humides. Malheureusement, de nombreuses zones humides sont menacées par l’urbanisation, l’agriculture intensive et le drainage, ce qui compromet leur capacité à remplir leurs fonctions écologiques. Aujourd’hui, les zones humides du monde entier disparaissent 3 fois plus vite que les forêts.De plus, une espèce d’eau douce sur trois ainsi que 25% de toutes les espèces des zones humides sont menacés d’extinction à cause de la disparition de leur milieu de vie (ex : les amphibiens). Il est donc primordial de les préserver et de les restaurer, non seulement pour la faune et la flore, mais aussi pour les services écosystémiques et environnementaux qu’elles fournissent à l’ensemble de la planète. Lorsqu’une zone humide se trouve sur un territoire public, différentes mesures peuvent être prises afin de préserver ces zones et de les mettre en valeur. Il est aussi possible de recréer des zones humides là où il n’y en a plus. Sur notre sous-bassin, des actions sont notamment en cours de réalisation sur les communes de Paliseul et Libin. En étroite collaboration avec le Contrat de Rivière Lesse, le DNF et les communes, des restaurations du régime hydrique de parcelles forestières ont démarré. L’objectif est de désactiver les drains afin que la nappe d’eau reprenne sa hauteur d’origine. Des mares d’aspect et de profondeur variées seront également creusées pour apporter plus de biodiversité à la zone (accueil des amphibiens, oiseaux, etc.). Que dit la législation ? Signée en 1971 à Ramsar (en Iran), la Convention sur les zones humides est l’unique traité environnemental consacré à un écosystème particulier. Son caractère mondial le rend d’autant plus exceptionnel. Sa mission consiste à favoriser partout dans le monde la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides. Il existe également d’autres législations et statuts de protection en Belgique qui règlementent les pratiques au sein de zones d’intérêt biologique. Pour plus d’infos à ce sujet : https://environnement.wallonie.be/legis/ https://biodiversite.wallonie.be/fr/accueil.html?IDC=6 Sources : https://www.adalia.be/sites/default/files/media/resources/Fiche-zones-humides_PoleGD.pdf https://www.e-biom.com/pourquoi-et-comment-preserver-les-zones-humides
Fascinantes fascines

Fascinantes fascines Ce sont des barrières perméables faites en matériel végétal partiellement enfoncées dans le sol et maintenues à l’aide de piquets et éventuellement entourées d’un treillis à quadrillage fin. Tout comme les haies, les fascines jouent un rôle face aux inondations de type ruissellement et face à l’érosion des sols. Elles permettent le ralentissement des eaux de surface et favorisent leur infiltration dans le sol. Elles retiennent aussi les sédiments contenus dans l’eau et jouent le rôle de filtres. Les fascines permettent aussi de protéger vos haies durant leurs premières années de développement face aux différents aléas climatiques. Elles peuvent aussi cacher des éléments du paysage, délimiter des chemins et abriter la faune. Pour aménager une fascine, il faut tout d’abord creuser une tranchée de 30 cm de large sur 20 cm de profondeur (fascine en paille) ou de 40 cm de large sur 30 cm de profondeur (fascine en bois). Ensuite, il faut poser le treillis, puis, enfoncer les pieux dans le sol et les placer en quinconce. Pour terminer, il faut remplir le dispositif avec le matériel végétal. Cependant, avant d’installer votre fascine, veuillez mener une réflexion sur sa localisation afin de ne pas déporter le problème de ruissellement chez les voisins. Veillez à les entretenir annuellement ou après de fortes intempéries. La fascine en paille doit être renouvelée tous les deux ans tandis que celle en branchages se réalise tous les quatre ans. Article rédigé par Caroline Michaux, Chargée de mission Inondations
Tortue de Floride: mystère sous la carapace

La tortue de Floride : mystère sous la carapace De son nom latin Trachemys scripta, ce reptile aquatique, reconnaissable à sa tête pointue colorée de tache rouge ou jaune est originaire du sud des Etats-Unis et du Mexique. On la repère facilement car elle aime prendre des bains de soleil sur des souches ou des rochers émergés dans les points d’eau. Cet animal a été vendu massivement en Europe et chez nous depuis les années 70 pour les aquariophiles mais également comme animal de compagnie. Si au départ, cette tortue ne mesure que quelques centimètres, elle grandit vite et atteint les 20cm. Cela a conduit beaucoup de propriétaires à les relâcher dans les étangs ou mares proches de chez eux car elles devenaient trop encombrantes. En 1983, on repère les 1ères tortues de Floride dans la nature en Belgique. Le souci est que ces tortues peuvent entrainer un déséquilibre dans nos écosystèmes. Très agressives et voraces, elles vont se nourrir d’alevins, de larves d’amphibiens puis de poissons, de batraciens adultes et, une fois plus âgées, de végétation. De plus, outre sa longévité (elle peut vivre 30 ans !), cet animal n’a pas de prédateur. Ce qui fait qu’une fois installée, la tortue ne bougera plus de son environnement. Toutefois, la tortue de Floride ne sait pas se reproduire chez nous car le climat actuel ne le permet pas (encore). Voilà pourquoi les relâcher dans la nature est interdit par la loi. Si jamais vous recueillez une tortue ou si vous souhaitez vous en débarrasser, prenez contact avec les ASBL Carapace (Ath, Hainaut) : carapace@pairidaiza.eu ou Crusoé (Liège) : infocrusoe@gmail.com Article rédigé par Quentin Pirotte, Chargé EEE
Nouvelle station d’épuration à Awenne

Une bonne nouvelle dans la gestion des eaux usées pour ce beau village de la commune de Saint-Hubert. Inaugurée il y a quelques semaines à peine, la nouvelle station d’épuration d’Awenne est maintenant opérationnelle. Les eaux usées des citoyens y sont acheminées via le réseau d’égouttage, ce qui permet notamment de protéger la zone Natura 2000 et la masse d’eau en aval du village. Composée de deux étages, cette station par filtres plantés de roseaux va permettre de traiter un volume journalier moyen de 90m³ d’eaux usées, ce qui correspond à 500 équivalents-habitants. Pour plus d’infos concernant son fonctionnement: https://www.idelux.be/sites/default/files/2024-10/awenne_step_ft.pdf