Les espèces émergentes: qu’est-ce que c’est?

Quand parle-t-on d’espèce exotique envahissante ou d’émergente ? Tout d’abord, une espèce exotique est une espèce qui a été introduite (de façon volontaire ou pas) hors de sa zone de répartition naturelle. Berce du Caucase, coccinelle asiatique, ragondin, moule zébrée ou encore renouée du Japon et écrevisse signal, voici quelques exemples de ces exotiques apportées chez nous. A savoir que, par opposition, on parlera de plantes ou animaux indigènes pour ceux qui sont présents naturellement en Belgique. Par ailleurs, qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs, les espèces envahissantes sont capables de proliférer rapidement et de conquérir des milieux dans lesquels elles risquent de devenir dominantes. Couramment, afin de désigner une espèce envahissante exotique, le terme d’espèce invasive est employé. Ces invasives vont notamment poser des problèmes en termes de biodiversité : elles sont l’un des cinq principaux facteurs directs de perte de biodiversité, aux côtés des changements dans l’utilisation des terres et des mers, de l’exploitation directe des espèces, du changement climatique et de la pollution. Par exemple, le raton-laveur est une espèce invasive car son aire de répartition naturelle est située en Amérique du Nord mais il a été introduit en Europe, son expansion chez nous est extrêmement rapide et finalement il est très dommageable pour les autres espèces (amphibiens, oiseaux, …). Certaines invasives sont installées en Wallonie depuis longtemps (berce du Caucase, balsamine de l’Himalaya, écrevisse signal) ou se répandent très rapidement (raton-laveur, moule zébrée), on va parler d’invasives répandues. A contrario, certaines espèces exotiques ne sont encore que très peu présentes chez nous mais leur potentiel invasif est à craindre : on va les nommer émergentes. Myriophylle du Brésil, jussies, xénope lisse, … toutes ces espèces sont à surveiller très étroitement et doivent être gérées le plus tôt possible afin d’empêcher leur dispersion, pour éviter leur impact sur notre faune et notre flore indigènes et les coûts de gestion exorbitant une fois répandues. Chez vous aussi, vous pouvez agir : n’achetez pas de plantes ornementales ou aquatiques invasives pour agrémenter votre jardin. Recherchez plutôt leur substitut indigène bien mieux adapté ; lorsque vous souhaitez vous débarrasser d’un poisson, une tortue, une écrevisse ne les relâchez surtout pas dans un milieu naturel ; si vous nettoyez votre aquarium ou votre bassin d’agrément, ne jetez pas vos restes de plantes aquatiques dans un égout, caniveau ou ruisseau. Enfin soyez très prudent lorsque vous gérez vous-même des plantes invasives terrestres chez vous : les résidus ne sont pas à mettre dans votre compost où ils risquent de se répandre. Allez plutôt les jeter dans les déchets verts de votre Recyparc: le processus de compostage industriel est en effet très efficace pour détruire les moyens de dispersion de ces plantes. Pour connaitre les espèces envahissantes préoccupantes pour la Wallonie : https://biodiversite.wallonie.be/fr/especes-preoccupantes-pour-la-wallonie.html?IDC=6492 Rédigé par Quentin Pirotte, Chargé de mission EEE

Une invasive plutôt brûlante: la berce du Caucase

La berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) est une plante invasive pouvant atteindre entre 2 et 4 mètres de haut. Un seul individu peut produire plus de 20 000 graines, contribuant à sa prolifération rapide. Cette plante représente un danger pour la santé en raison de sa sève photo-sensibilisante: cela signifie qu’en cas de contact avec la peau, l’exposition au soleil vous provoquera une brûlure sévère avec apparition de cloque. Comment la reconnaitre ? Nous sommes à la fin du mois de février, et les premières feuilles de la berce du Caucase commenceront à pousser dès mars-avril. Toutefois, il existe également une espèce indigène (originaire de notre région) : la berce commune. A première vue, elle peut paraitre semblable mais ses feuilles sont plus arrondies et d’aspect plus mat que sa cousine du Caucase. Une autre différence apparait quand la plante est en fleur. En effet, le nombre de rayons que compte l’ombelle principale est de plus de cinquante chez la caucasienne tandis que la commune n’en comporte qu’une trentaine maximum. Comment réagir en cas de suspicion ? Si vous pensez avoir repéré de la berce du Caucase, n’hésitez pas à nous envoyer des photos de la feuille, de la tige et des fleurs, ainsi que la localisation exacte. Cela nous permettra de vérifier votre observation. Si vous pensez avoir repéré de la berce du Caucase, n’hésitez pas à nous envoyer des photos de la feuille, de la tige et des fleurs, ainsi que la localisation exacte. Cela nous permettra de vérifier votre observation. Plan et méthode d’éradication Depuis 2012, partout en Wallonie, un plan d’éradication de la plante est en place. Cela signifie que toutes les populations de berce du Caucase sont recensées et que tous les propriétaires publics et privés doivent gérer la plante afin de limiter sa dispersion et parvenir à l’éradiquer après plusieurs années d’efforts. En effet, les graines peuvent rester viables pendant 5 à 7 ans ! La technique d’éradication est, à l’aide d’un louchet ou d’une bêche, d’aller chercher la carotte de réserve de la plante, la déterrer puis découper toutes les parties de la plante en petits morceaux et la laisser sécher au soleil. Si l’ombelle est en fleur, il faut alors prélever celle-ci et la mettre dans un sac poubelle au soleil pour la faire pourrir. Ce travail doit impérativement être réalisé avec des équipements de protection appropriés pour éviter tout contact avec la sève. Sur le sous-bassin de la Lesse, on compte encore une vingtaine de sites qui sont gérés chaque année avec +/- 900 plants déterrés. Rédigé par Quentin Pirotte, Chargé de mission EEE

JOB ETUDIANT 2025: river stewards

L’asbl Contrat de rivière Lesse (CRL) engage des RIVER STEWARDS (jobs étudiants) pour les périodes : du 1er au 31 juillet 2025 et du 1er au 15 août 2025 Tu es diplomate, bon communicateur et vas facilement vers les gens ? Tu es sensible à la protection de l’eau et de l’environnement en général ? Tu as une bonne condition physique et connais bien la région ? Alors, deviens River Steward cet été !   Depuis 5 ans déjà, nos étudiants River Steward sont actifs le long de la Lesse entre Houyet et Anseremme afin de donner toutes les informations utiles pour passer un agréable moment sur l’eau tout en respectant l’environnement. En plus de cette mission, nos super stewards veillent également à la propreté de l’environnement, renseignent les touristes et gèrent les espèces exotiques envahissantes comme la balsamine de l’Himalaya, lorsqu’ils en ont l’occasion. Un rôle plus qu’important donc, en période estivale, où l’affluence de personnes peut être assez conséquente, la sensibilisation reste notre meilleure alliée ! Ton profil: Tu es un bon communicateur, diplomate et vas facilement vers les gens Tu as une sensibilité à la nature et aux matières environnementales Tu as de bonnes connaissances en néerlandais (être bilingue est un plus) Tu as le sens de l’orientation Tu as une bonne condition physique (terrains dénivelés à parcourir, utilisation éventuelle du vélo sur certains tronçons) Tu as une bonne connaissance du bassin de la Lesse Tu possèdes le permis de conduire B (disposer d’un véhicule est un plus) Détails du contrat: Contrat à temps plein (38h/semaine à horaires variables, samedi et certains dimanches/fériés compris) L’étudiant.e devra s’équiper de vêtements adaptés, chaussures et bottes La rémunération est fixée sur base du salaire mensuel moyen garanti pour un étudiant en fonction de son âge Pour postuler, fais-nous parvenir tonCV ainsi qu’une lettre expliquant tes motivations à info@crlesse.be pour le 21 avril au plus tard. Seul.e.s les candidat.e.s retenu.e.s seront invité.e.s à participer à une entrevue le mardi 29 avril dans la matinée. Clique ici pour voir l’offre complète. Pour vous faire une idée plus précise du job, n’hésitez pas à visionner le petit reportage de Ma Télé réalisé durant l’été 2019 : https://www.matele.be/deux-river-stewards-veillent-sur-la-lesse et 2020 : https://www.matele.be/trois-regles-a-respecter-en-bord-de-lesse

Les Journées Wallonnes de l’Eau: des activités du 14 au 30 mars 2025!

Les Journées Wallonnes de l’Eau, du 14 au 30 mars 2025. Il y a forcément une activité sur la thématique de l’eau près de chez vous ! Les Journées Wallonnes de l’eau (JWE), événement annuel organisé en Wallonie par les Contrats de Rivière et leurs partenaires, sont l’occasion de sensibiliser le public à l’importance de l’eau et à sa gestion durable. Ce rendez-vous convivial et pédagogique propose une multitude d’activités gratuites, ouvertes à tous, pour petits et grands, dans le but de renforcer la prise de conscience sur la préservation de cette ressource essentielle. Au total, plus d’une quinzaine d’activités seront proposées au tout public sur le sous-bassin de la Lesse. Cliquez sur l’image pour obtenir le programme complet. Les Journées Wallonnes de l’Eau, c’est aussi un programme d’activités scolaires! Les semaines du 17 au 21 mars et du 24 au 28 mars seront destinées aux activités scolaires proposées gratuitement aux écoles du sous-bassin de la Lesse. Les animations se dérouleront soit dans l’école soit directement dans les locaux de nos partenaires. Si vous souhaitez prendre part à l’une de ces activités, n’hésitez pas à nous contacter. Voir le programme scolaire ici.  MAIS ENCORE? Salon Inondéa – Le Salon de la Prévention des Inondations en Wallonie Dimanche 16 mars – Espace Culturel de la Samme (Seneffe) – Entrée gratuite Un événement unique dédié à la gestion des risques d’inondation en Wallonie ! Organisé en partenariat avec la Commune de Seneffe, le SPW Agriculture Ressources Naturelles Environnement et les Contrats de rivière de Wallonie, ce salon rassemblera des experts et des professionnels engagés dans la prévention des inondations. Vous y découvrirez des solutions concrètes et des méthodes efficaces pour mieux protéger vos habitations et vos biens face aux risques d’inondation. Plus d’infos, rendez-vous sur www.inondea.com Le Printemps des Sciences, le rendez-vous incontournable des sciences et des technologies en Wallonie et à Bruxelles est de retour du 24 au 30 mars 2025. Que vous soyez élèves, enseignant·es, curieux·ses ou passionné·es, embarquez pour une aventure scientifique et naviguez à travers de nombreuses activités et découvertes.  Plus d’infos ici.