S’informer pour mieux réagir : qu’est-ce que « l’effet retard » ?

L’effet retard des inondations désigne le décalage entre un épisode de précipitations et la montée du niveau des eaux d’un cours d’eau qui pourrait mener à une inondation. Autrement dit, cela signifie qu’il peut y avoir un décalage dans le temps entre le moment où il pleut et une inondation.

Comment peut-on expliquer ce décalage ?

Avant d’arriver à la rivière, l’eau s’infiltre dans les sols ou dans les nappes phréatiques et/ou ruisselle en surface du sol. Ces mécanismes dépendent de la nature du sol (type de sol) et de son usage (forêt, prairie, agricole, urbanisé), ainsi que de la taille du bassin versant (Ligne de crête où l’ensemble des eaux sont récoltées et s’écoulent vers un même point, l’exutoire). Lorsque les différents compartiments de l’écosystème sont saturés en eau, le surplus d’eau se dirige vers la rivière ce qui peut entrainer une augmentation du pic de crue ou un pic de crue supplémentaire.

Que fait-on afin de limiter cet effet ?

Historiquement, la gestion des inondations était d’évacuer l’eau le plus rapidement possible en aval du territoire. Aujourd’hui, la gestion des inondations se réalise à l’échelle du bassin versant. L’eau est donc retenue, ralentie et infiltrée par divers aménagements (mares, noues, zones de rétention d’eau, etc.) afin qu’une quantité moindre arrive au cours d’eau et permette d’étaler le pic de crue dans le temps mais aussi en termes d’intensité. Cette gestion actuelle nous permet de mieux nous préparer face à l’inondation !

Rédigé par Caroline Michaux, chargée de mission Inondation