Des invasives dans votre jardin?

On vous a souvent parlé des plantes invasives dans vos mares, étangs, le long des cours d’eau mais saviez-vous que vos jardins, parterres, massifs ou plates-bandes pourrait aussi accueillir des espèces exotiques envahissantes (EEE) sans que vous en soyez au courant ? Le solidage géant ou du Canada, les spirées américaines, le sumac de Virginie ou encore l’herbe de la Pampa pourpre, toutes ces plantes ornementales que vous retrouvez peut-être chez vous sont des plantes reprises soit dans la liste européenne des EEE soit dans les listes du Gouvernement wallon. Pour vérifier si une plante se retrouve sur une des listes, n’hésitez pas à consulter le site : https://biodiversite.wallonie.be/home/agir/especes-exotiques-envahissantes.html. Vous ne connaissez pas le nom d’une fleur dans votre jardin ? Alors vous pouvez utiliser des applications comme iNaturalist ou ObsIdentify. Celles-ci permettent de vous donner une idée plus précise de l’espèce que vous voyez. Si la plante est bien une exotique envahissante, n’hésitez pas à faire remonter l’information en enregistrant votre observation via l’application. Si la plante observée se retrouve dans la liste européenne, il est interdit de la commercialiser, de l’introduire dans le milieu naturel ou même d’en donner des graines ou des fleurs à vos connaissances qui trouvent cette plante très jolie ! De même, leur plantation est prohibée et les dépôts de gestion (taille, coupe, tonte, etc.) de ces plantes avec vos déchets verts (dans votre compost par exemple) est interdit. Globalement, dans votre jardin, préférez à chaque plantation des essences indigènes (plus adaptées à nos climats et surtout qui font partie de notre écosystème). Si, toutefois, dans une jardinerie, vous avez un coup de cœur pour une plante, une fleur, un arbre, pensez à vérifier son potentiel invasif avant de l’installer chez vous ! Il faut prévenir leur propagation à tout prix afin de limiter les coûts que ces espèces pourront engendrer plus tard: pour les écosystèmes, pour la santé et pour tous les impacts économiques entre frais de gestion et dommages aux infrastructures.
Période de nidification : vigilance au jardin et lors des travaux
Période de nidification : vigilance au jardin et lors des travaux Chaque printemps, de nombreuses espèces d’oiseaux nichent dans les arbres, haies et buissons. C’est pourquoi la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO) recommande d’éviter les abattages et élagages entre mi-mars et fin août, période cruciale pour la reproduction. En effet, la nidification s’étend généralement dans cette période, et parfois dès le début du mois de mars lorsque l’hiver a été doux.
L’ortie, un engrais naturel!
L’ortie, une plante souvent mal-aimée, regorge de surprises une fois que l’on s’y intéresse de plus près. Elle peut même être un réel avantage pour les jardiniers qui souhaitent prendre soin de leurs plants. L’ortie est un excellent engrais. En effet, elle contient trois nutriments essentiels au bon développement des plantes : le NPK, qui comprend l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K). L’azote contribue à la croissance des plantes. Le phosphore et le potassium ont quant à eux un rôle dans la production des fleurs et la fructification. L’ortie est également insectifuge, insecticide et fongicide. Recette : 1Kg de plante fraiche (tige, feuilles, …) coupée en morceaux dans 10L d’eau. Stocker le contenant à mi-ombre et mélanger la préparation une fois par jour. Après 8 à 10 jours de fermentation (selon la température quand il n’y a plus de bulles), la préparation est prête ! Utilisation : Dilué à 5% : en pulvérisation, pour stimuler les jeunes plants et les plantes un peu fatiguées (par ex. des plantes en pot !) Dilué à 10% : en arrosage, pour stimuler la croissance des plantes et lutter contre la chlorose en fer (jaunissement des feuilles). Le surplus de purin aidera à la maturation du compost. Dilué à 20% : il sert à renforcer les jeunes plants par trempage des racines lors du repiquage. Sources : Contrat de Rivière Vesdre & https://www.adalia.be/focus-plante-lortie
Fascinantes fascines

Fascinantes fascines Ce sont des barrières perméables faites en matériel végétal partiellement enfoncées dans le sol et maintenues à l’aide de piquets et éventuellement entourées d’un treillis à quadrillage fin. Tout comme les haies, les fascines jouent un rôle face aux inondations de type ruissellement et face à l’érosion des sols. Elles permettent le ralentissement des eaux de surface et favorisent leur infiltration dans le sol. Elles retiennent aussi les sédiments contenus dans l’eau et jouent le rôle de filtres. Les fascines permettent aussi de protéger vos haies durant leurs premières années de développement face aux différents aléas climatiques. Elles peuvent aussi cacher des éléments du paysage, délimiter des chemins et abriter la faune. Pour aménager une fascine, il faut tout d’abord creuser une tranchée de 30 cm de large sur 20 cm de profondeur (fascine en paille) ou de 40 cm de large sur 30 cm de profondeur (fascine en bois). Ensuite, il faut poser le treillis, puis, enfoncer les pieux dans le sol et les placer en quinconce. Pour terminer, il faut remplir le dispositif avec le matériel végétal. Cependant, avant d’installer votre fascine, veuillez mener une réflexion sur sa localisation afin de ne pas déporter le problème de ruissellement chez les voisins. Veillez à les entretenir annuellement ou après de fortes intempéries. La fascine en paille doit être renouvelée tous les deux ans tandis que celle en branchages se réalise tous les quatre ans. Article rédigé par Caroline Michaux, Chargée de mission Inondations