Construction: savez-vous où iront vos eaux de pluie ?

Vous construisez une nouvelle habitation ? Savez-vous où iront vos eaux de pluie ?  Vous allez les récupérer dans une citerne ? Très bonne idée ! Savez-vous que vous pouvez aussi installer une citerne à double fonction ? Elle vous permettra d’utiliser vos eaux de pluie pour vos WC, votre machine à laver, l’arrosage de votre jardin… et elle jouera aussi un rôle tampon contre les inondations. La partie supérieure se vide progressivement. Ce volume est donc disponible pour retenir l’eau temporairement en cas de fortes pluies.

S’informer pour mieux réagir : qu’est-ce que « l’effet retard » ?

S’informer pour mieux réagir : qu’est-ce que « l’effet retard » ? L’effet retard des inondations désigne le décalage entre un épisode de précipitations et la montée du niveau des eaux d’un cours d’eau qui pourrait mener à une inondation. Autrement dit, cela signifie qu’il peut y avoir un décalage dans le temps entre le moment où il pleut et une inondation.

25 ans de la Directive-Cadre sur l’Eau (DCE)

Cette année marque un tournant important pour la politique de l’eau en Europe: la Directive-Cadre sur l’Eau (DCE) fête ses 25 ans. Adoptée en 2000, cette directive européenne fixe un objectif clair et ambitieux: préserver et restaurer la qualité de toutes les eaux, qu’il s’agisse de rivières, de lacs, de zones humides ou encore des nappes souterraines. En Wallonie, la gestion de l’eau s’organise à travers les bassins hydrographiques. Tous les six ans, elle adopte de nouveaux plans de gestion qui définissent les actions à mener pour améliorer l’état des eaux. Nous sommes aujourd’hui à mi-parcours du troisième cycle couvrant la période 2022-2027. Des progrès, mais encore beaucoup de défis Malgré les avancées réalisées, plusieurs enjeux majeurs restent à relever pour atteindre les objectifs de la DCE : améliorer le traitement des eaux usées, réduire les pollutions industrielles, agricoles ou diffuses, restaurer les milieux aquatiques et leur continuité écologique, adapter la gestion de l’eau aux effets du changement climatique. Un engagement quotidien sur le terrain Partout en Wallonie, les Contrats de Rivière et leurs partenaires se mobilisent pour faire avancer ces objectifs. Leurs actions prennent des formes variées : suivi de la qualité des cours d’eau, projets de restauration écologique, réduction des sources de pollution, sensibilisation des citoyens, des écoles et des acteurs locaux. Ces efforts contribuent, pas à pas, à améliorer la santé de nos rivières et à garantir un accès durable à une eau de qualité. Si vous souhaitez en savoir plus ou consulter les données environnementales: https://etat.environnement.wallonie.be/home.html

Etang: focus sur la mise en assec

Au fil des années, un étang s’envase naturellement. Ce phénomène correspond à l’accumulation progressive de vase au fond du plan d’eau : un mélange de matière organique (feuilles mortes, débris végétaux, excréments piscicoles…), de particules minérales et de micro-organismes. Plus cette vase est riche en matière organique, plus elle consomme d’oxygène et devient instable. En moyenne, un étang peut recevoir de 0,5 à 2 cm de vase par an, selon plusieurs facteurs : les matières en suspension venues de l’amont (érosion, ruissellement) une surcharge organique (nourrissage, fientes, feuilles…), un plan d’eau trop fermé, avec peu de brassage. Quand l’étang s’étouffe Les signes d’un envasement avancé ne trompent pas : prolifération d’algues et de plantes aquatiques (comme les lentilles d’eau) ; mauvaises odeurs (gaz issus de la décomposition, comme le méthane ou le sulfure d’hydrogène) ; eau trouble et appauvrie en oxygène ; mortalité de poissons ; diminution de la biodiversité ; perte de volume utile et échauffement plus rapide de l’eau. Entretenir son étang Pour éviter cela, un entretien régulier est indispensable : enlever chaque année les feuilles, branches et débris accumulés. Mais pour les grands étangs (plusieurs centaines de m²), cette méthode ne suffit pas. Deux options existent : 1) Le curage : consiste à retirer mécaniquement la vase à l’aide d’une pelleteuse ou de pompes aspirantes. Cette solution, bien qu’efficace, reste coûteuse et pose des questions d’accès et d’évacuation des boues. 2) La mise en assec : une alternative plus douce et naturelle. Elle consiste à vider temporairement l’étang (partiellement ou totalement, souvent en hiver) pour exposer le fond à l’air pendant quelques semaines. Ce repos forcé permet à la nature de faire son travail : dégradation d’une partie de la matière organique ; réduction des nutriments (azote, phosphore) responsables de l’eutrophisation ; retour de la biodiversité (plantes pionnières, amphibiens, oiseaux d’eau…) ; possibilité de réaliser des travaux d’entretien (curage léger, réparation de digues, gestion de la végétation). Avant toute mise en assec, il faut bien sûr prévoir le transfert ou le sauvetage des poissons et amphibiens présents dans l’étang. Après la remise en eau Une fois rempli à nouveau, l’étang retrouve un milieu plus oxygéné, plus stable et mieux équilibré. La végétation aquatique se réinstalle, les sédiments se fixent, et le rythme d’envasement ralentit durablement. Résultat : la mise en assec permet souvent de repousser de plus de dix ans la nécessité d’un curage complet, tout en redonnant vie au plan d’eau.