Alerte sur les potentielles Espèces Exotiques Envahissantes : la vanille d’eau, une magnifique plante aquatique venue d’Afrique du Sud

Cette plante avec son doux nom latin d’Aponogeton distachyos, fait des fleurs étonnantes, à forte odeur de vanille. Utilisée comme ornement dans les points d’eau, elle possède de longues feuilles flottantes et fines pouvant atteindre jusqu’à 30 cm de longueur. Ses fleurs blanches ou roses pâles émergent au-dessus de l’eau sur de longues tiges, généralement à la fin du printemps et en été. Ses feuilles peuvent faire penser à nos potamots indigènes mais, alors que les nervures sont parallèles chez les potamots, elles sont perpendiculaires chez la vanille d’eau. Ce détail permet de les distinguer. Bien que cette plante soit en vente, nos collègues du LIFE RIPARIAS l’ont placée sur une liste d’alerte : encore peu répandues sur le territoire, ces plantes sont cependant connues pour être envahissantes dans les zones voisines. Elles méritent donc toute notre attention : comme nous vous l’avions déjà indiqué, une vigilance active des points existants et une détection précoce de nouveaux foyers d’implantation permet d’évaluer son expansion et prévenir de sa dispersion. Si cette surveillance prouve le caractère invasif alors la plante pourrait passer dans la liste des espèces préoccupantes en Wallonie voire même dans le règlement de l’UE. Pour rappel, les espèces reprises dans cette liste ne peuvent plus être importées en Europe, transportées, mises en vente, échangées, mises en situation de se reproduire ou introduites dans la nature. Ce n’est pas encore le cas pour la vanille d’eau mais comme d’autres plantes et animaux, elle mérite qu’on y réfléchisse : est-ce qu’il n’y a pas une espèce indigène qui remplit le même rôle? Y-a-t-il un risque que la plante se répande dans la nature? Quel sera l’impact sur votre plan d’eau à long terme? Tout cela est crucial pour préserver la biodiversité locale, protéger la santé publique et limiter les coûts économiques futurs. Photo: CR Senne – Article rédigé par Quentin Pirotte, Chargé de mission EEE

Signature du programme d’actions 2026-2028 : un engagement collectif pour nos rivières !

Le programme d’actions 2026-2028 du Contrat de Rivière Lesse a été officiellement signé lors d’une cérémonie rassemblant les autorités, les communes du sous-bassin, le SPW Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, ainsi que de nombreux partenaires et acteurs du territoire. Cette signature marque une étape importante et concrétise un engagement fort pour les années à venir. Elle reflète avant tout une dynamique collective : l’ensemble des acteurs mobilisés pour préserver et valoriser les cours d’eau du bassin de la Lesse. Plusieurs intervenants ont d’ailleurs souligné l’importance de cette collaboration. Wendy Dero, deuxième échevine et représentante de la commune de Libin, a mis en avant la qualité du suivi et la collaboration étroite avec l’équipe du Contrat de Rivière Lesse. Léon Collin, représentant du Ministre Yves Coppieters, a rappelé le rôle essentiel des Contrats de Rivière en Wallonie et la nécessité d’avancer ensemble vers des objectifs communs. Maxime Léonet, pour la Province de Luxembourg, a souligné le soutien des provinces – aux côtés de la Province de Namur – ainsi que le dynamisme de l’équipe dans les actions menées en faveur de la qualité des cours d’eau. Enfin, Arthur Zabus, Président du Contrat de Rivière Lesse, a mis en lumière la diversité des missions réalisées avant de passer le relais à Cédric Simonard, nouveau président de l’ASBL. Cette signature officialise l’engagement des partenaires dans la mise en œuvre et le suivi des actions définies à la suite des inventaires de terrain et des réunions de concertation menées sur le territoire. Le Protocole d’Accord regroupe ainsi plus de 700 actions visant à répondre aux différentes problématiques rencontrées sur les cours d’eau du sous-bassin de la Lesse. La majorité de ces actions s’inscrit dans le cadre de directives européennes, notamment la Directive cadre sur l’eau, la Directive inondations, le règlement relatif aux espèces exotiques envahissantes ainsi que les directives habitats et espèces sensibles. Nous remercions l’ensemble des personnes présentes lors de cette cérémonie, ainsi que tous les partenaires et acteurs qui s’engagent au quotidien pour la préservation de nos rivières.

Déjà 3 ans pour la Convention EEE

Depuis 2022, les 14 Contrats de rivière en Wallonie travaillent avec le SPW pour le suivi et la gestion des Espèces Exotiques Envahissantes (EEE).

Jardiner sans espèce exotique envahissante

Un geste simple mais important pour la biodiversité ! Avec l’arrivée des beaux jours, l’envie d’embellir son jardin ou son balcon se fait sentir. On se rend dans les jardineries, on feuillette les catalogues, on cherche une plante facile, décorative, à croissance rapide. Mais attention : certaines de ces plantes, pourtant vendues légalement, peuvent devenir de véritables menaces pour notre environnement. Des plantes séduisantes… mais à risque ! Vous connaissez peut-être l’arbre à papillons (buddléia), le lupin, le rhododendron pontique, le sumac de Virginie ou encore la vigne vierge… Ces plantes aux fleurs colorées et au charme indéniable sont couramment utilisées dans les aménagements de jardins, de façades ou de talus. Pourtant, il s’agit d’espèces exotiques envahissantes. Introduites hors de leur milieu d’origine, elles peuvent se propager rapidement dans la nature et déséquilibrer nos écosystèmes. Il suffit parfois de peu : une plante qui s’échappe du jardin, des déchets de taille déposés dans la nature, et la colonisation commence. Résultat : ces espèces prennent le dessus sur la flore locale (disparation de la flore indigène), appauvrissent les habitats naturels, perturbent le cycle de l’eau et peuvent même représenter un risque pour la santé ou les infrastructures. Comment agir ? Mieux choisir, mieux planter La bonne nouvelle, c’est qu’il est tout à fait possible d’avoir un jardin à la fois esthétique, fleuri et respectueux de l’environnement. Tout commence par le choix des bonnes plantes. Certaines jardineries et pépinières engagées, labellisées par l’ASBL Adalia 2.0, accompagnent leurs clients vers des alternatives locales, mellifères et non invasives. C’est notamment le cas grâce à la charte “Végétal d’ici“, lancée en 2023. Ce label garantit la production locale d’espèces indigènes (arbres, arbustes, plantes herbacées) adaptées aux conditions de notre territoire. Les objectifs de la charte “Végétal d’ici” : garantir au client des plants de qualité issus d’une production locale, favoriser l’utilisation de semences indigènes, mieux adaptées à la Wallonie, valoriser le savoir-faire des producteurs locaux, réduire l’empreinte écologique par la production en circuit court, protéger la biodiversité en évitant la pollution génétique liée aux plants importés. Des alternatives pour un jardin vivant  Vous aimez les papillons ? Remplacez le buddléia par des espèces locales riches en nectar comme la scabieuse, l’échinacée ou le sureau noir. Vous souhaitez des talus ou des pelouses fleuris ? Optez pour une prairie fleurie avec des graines locales, idéales pour accueillir insectes pollinisateurs et oiseaux. En évitant les espèces invasives et en plantant local, vous créez un refuge pour la faune et la flore indigènes et vous participez à la préservation du patrimoine naturel wallon. Plus d’infos : Plantons local et indigène avec le label « Végétal d’ici » | Adalia